bien loin des querelles de clocher auxquelles tu sembles prendre part. la poésie n'est selon moi pas une citadelle imprenable, un eldorado auxquel seul les élus ont droit d'accèder. sinon, comme les fleurs privées d'abeille, elle mourra. et les pseudo-poètes-détenteurs-de
L'été de Mot de Passe
votre soirée littéraire
Mot de passe
WHO ?
knows
maintenant de façon évènementielle
Dieu, l'Humain et le Malin, sans ardeur ingrate,
Triumvirat et compagnie, de chaque strate,
Muse on veut faire sans mais le reste on y rate,
Nous t'invitons, viens donc ! Poésie scélérate.
rodney noël raphaël de gaspard carl bessette
vendredi 19 octobre 2007
réponse
bien loin des querelles de clocher auxquelles tu sembles prendre part. la poésie n'est selon moi pas une citadelle imprenable, un eldorado auxquel seul les élus ont droit d'accèder. sinon, comme les fleurs privées d'abeille, elle mourra. et les pseudo-poètes-détenteurs-de
réponse
Je trouve votre réaction très intéressante, sans doute pour les mauvaises raisons, mais néanmoins intéressante en ce que vous renvoyez à une définition apophatique de la poésie. C'est-à-dire que vous adoptez une posture héritée de la mystique judéo-chrétienne (je le dis sans aucune mauvaise pensée, rassurez-vous) qui consiste à rejeter toute définition, tout phénomène qui permettrait de donner une représentation à la poésie pour exalter une idée transcendante, inaccessible et par là, absolument pure à laquelle seuls de véritables et fervents croyant peuvent accéder, expulsant de facto tous les autres, imposteurs, charlatans, manipulateurs et exploiteurs de la poésie à des fins spectaculaires, j'y reviendrai. Ce que vous dites qu'elle n'est pas: un divertissement, une spectacle, un texte écrit, une "oralité primaire". Ce que vous nous dites qu'elle serait: une "liberté de forme", un travail sur la langue, les images et les mots. Mais vous niez tout de même catégoriquement qu'il y ait absolument aucune forme de liberté, de travail sur la langue, les images et les mots dans aucun des textes présentés dans les slams parce qu'ils constituent justement une manifestation de la poésie, manifestation forcément imparfaite en ce qu'elle apparaît dans toute la complexité du réel, du culturel, du social et non dans un imaginaire transcendantal qui ne s'actualise qu'à rebours dans la distance historique et la license du canon littéraire.
Je reconnais que je ne sais pas ce qu'est ou ce que devrait être la poésie. Je publie le mois prochain ma thèse de doctorat qui portait sur le retour du lyrisme dans laquelle je réfléchissais justement aux jeux de pouvoir qui se mettent en place dans l'actualité littéraire entre les différentes factions se disputant le nom et le legs de la poésie. Je me suis rendu jusqu'en finale aussi de la compétition du slam avec des textes que je considère relever plus de la prose que de la poésie. Mais il suffit de relire le Spleen de Paris de Baudelaire ou encore les "feuillets d'Hypnos" de René Char pour remarquer l'inconfort qu'installe dans la poésie le poème en prose quant à la certitude de sa définition. Au-delà de son caractère "populaire" qui, je le rappelle, est plus que négligeable (les 300 personnes pour une soirée sont quand même similaires aux 30 personnes des cabarets solovox lorsqu'on les compare au dizaines de milliers de spectateurs qui assistent chaque année à la "belle poésie" des spectacles du cirque du soleil), ce qui m'intéresse dans le phénomène du slam, c'est de voir les potentialités qu'il pourra ouvrir au sein de l'institution un peu sclérosée de la poésie publiée. Et je dis cela en sachant tout à fait la contribution immense de poètes comme Hélène Dorion ou Paul-Marie Lapointe ou José Acquelin apportent au renouvellement esthétique de cette institution.
Vous concluez votre message en disant espérer que s'établisse un "dialogue vrai" entre poètes et slammeurs, ce n'est certainement pas en discréditant dans son intégralité l'entreprise que vous arriverez à vos fins.
Bien à vous,
Mathieu Arsenault
mardi 16 octobre 2007
slam et poésie, mise au point.
RAPHAËL GASPARD, dit l'humain, signe ceci :
Cette missive tente de répondre à la rétrospective de la première saison de slam faite lors d’un courriel envoyé à une liste de cinq cent nom dont je fait parti.
Aussi, j'aimerai que les organisateurs des soirées de slam définissent ce qu'ils entendent par soirée traditionnelle de poésie. Paraît-il qu'il s'agit de cercles clos pour amateurs de genre, où les poètes scandent la poésie à qui veut l'entendre dans la nef de belles chapelles. (tel quel dans le texte).
La poésie s'exprime par une liberté de forme et tente d'amener plus en avant le travail du langage, des images et des mots et ne se limite pas à l'exploration d'une oralité. Là ou l'œil se pose il y a matière poétique, et il est nécessaire que plusieurs manières de mettre en forme la poésie cœxiste, tout comme les différentes soirées. Mais lorsqu'on affirme avoir trouvé, par le slam, la seule façon viable à cette époque de faire de poésie, il y a fermeture.
Quel est l'impact réel du slam sur la poésie ? Que reste-il (de nos amours) lorsque le spectacle s'arrête ? Opposer le slam à une poésie traditionnelle, c'est dire que le slam est une poésie nouveau genre, je me trompe ?
RAPHAËL GASPARD
lundi 15 octobre 2007
dimanche 23 septembre 2007
1ER ANNIVERSAIRE
lundi 10 septembre 2007
Souvenirs souvenirs...
Et alors qu'on ressasse tous ces souvenirs d'une année entière de micro ouvert, faisons la lumière sur le fait que souvent, il y a beaucoup de lectures intereliées sans que le public ne s'en apperçoive, de jeux de coulisses qu'on ne révèle jamais. Donnons un exemple: on se souvient de Robbert Fortin prenant une vieille édition des Nouveaux Poëtes d'Amérique et allant devant lire, une personne qui a une nouvelle édition sur lui va sur scène tout de suite après et dit qu'il aimerait lire un extrait d'un auteur qu'il aime beaucoup, sans le nommer, et enchaîne un extrait différent du même texte sans que le public ne sache jamais qu'il recevait le même auteur. Des jeux comme ceux-ci, il y en eut des dizaines durant cette dernière année, beaucoup qui sont encore inconnus sauf de quelques uns et beaucoup qui durent encore aujourd'hui lors des soirées, ce qui explique pourquoi nous ne donnerons pas d'autres exemples.
Aussi, durant cette année, il y eut les activités connexes. La soirée au Double Dose où le Triumvirat sauva la peau d'un organisateur malhabile que nous ne nommerons pas, même si nous avons assez d'armes contre lui.. puisque nous sommes miséricordieux. De cette soirée on se souviendra de Pierre-Alain qui entame un blues au piano alors que le lecteur parle de Jazz, mille piastre. Ou encore le texte où Queen Ka simule l'orgasme, priceless. Aussi, la soirée Un souffle actuel off-marché de la poésie, où nous organisâmes une tournée de Vodka dont on parla encore des mois après ! Les lancements de Takeout qui se change immancablement en séminaire formatif d'une authenticité et d'une franchise exceptionnelle.
Enfin bref, nous relisons tout cela et nous sommes pourtant certains qu'il manque encore des tonnes de moments innénarables qui eurent lieu.
Après un ans, que peut-on dire sinon merci, merci à nous, et évidemment, à tous, soyez toujours les bienvenus chez vous.
jeudi 30 août 2007
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